Le temps qui passe…

Le temps qui passe, inlassablement, de notre naissance à notre mort, le temps qui s’écoule et ne reviendra plus jamais, dès le premier jour de notre naissance, celui-ci, nous glisse entre les doigts, ce temps si précieux, et pourtant ce temps que nous gâchons sans arrêt, « mais que fait-il ? Oh ! Rien, il s’occupe comme il le peut, IL TUE LE TEMPS », « tuer le temps », mais quelle expression stupide ! Comment peut-on vouloir tuer le temps, alors que celui-ci nous est si précieux ? Alors que nous savons très bien que le temps qui s’est écoulé dans notre vie, ne nous reviendra jamais, « hier encore, j’avais vingt ans » nous dit la chanson, la vie, si longue est pourtant si courte, la vie au moment de notre enfance nous paraît une longue route infinie, et pourtant celle-ci passe comme une éclaire dans l’éternité, et, a moins de croire en la réincarnation, ou en un paradis éternel, le temps qui nous a été donné, ne nous sera jamais rendu (enfin, je pense, je n’ai jamais été voire de l’autre côté non plus).

Alors, pourquoi ne pas prendre quelques minutes de ce temps qui nous est si unique, pour réfléchir à l’utilité que nous en faisons, est-ce vraiment intelligent, vraiment utile, de le perdre dans des futilités, de le perdre affalé sur son canapé en mangeant des chips (attention, il est vrai qu’à la télé, il y a aussi des bonnes choses, et puis on a le droit aussi de se détendre, se changer les idées, mais je veux simplement dire qu’il faut faire la part des choses, combien d’heures passons-nous chaque jour devant notre poste de télévision, et pour la plus grande partie du temps, à regarder des choses sans intérêt), pourquoi nous obstinons-nous à le perdre en lisant les dernières nouvelles sans intérêt pour nous, mais que nous croyons indispensable de connaître, et pourquoi tant de bla-bla, de dénigrement sur untel ou untel, juste pour faire des commérages, juste comme ça, juste pour « tuer le temps », n’aurions-nous pas plutôt intérêt d’utiliser ce temps si précieux, pour des choses enrichissantes, qui peuvent nous apporter réellement quelque chose dans nos vies, faire des choses que l’on a toujours rêvées faire, mais voilà, on n’avait pas le temps, on était occupé devant la télé, ou à faire des commentaires sur les derniers potins du village, « vous s’avez pas la dernière madame Machin, et bien Madame Dugland elle a appris que Monsieur Truc il a dit que la sœur du curé était moche, mais moi je vous le dis, Madame Machin, Monsieur Truc il n’a pas une vie très net, il parait que…. » Ou bien : « tu ne sais pas ce qu’est arrivé, dans le dernier Secret Révélation, ma téléréalité favorite ? Et bien… », Croyez-vous vraiment que se sera utile, si au moment de grand départ, que l’on puisse mettre sur votre pierre tombale, « il n’a rien fait de sa vie de grand, mais au moins il s’avait tout de la vie de Monsieur Truc et connaissais part cœur toutes les téléréalités ».

Et puis, il faut aussi penser (sans tomber non plus dans l’extrême pessimisme) que nous pouvons partir de cette Terre du jour au lendemain, par un imprévu, maladie, accident…

Alors, réveillons-nous, réfléchissons à ce temps qui nous a été donné, et faisons – en le meilleur usage possible.

Pour les plus courageux, un livre : Sénèque, de la brièveté de la vie

Ou en vidéo : Sénèque de la brièveté de la vie.

 

sablier de la vie

 

 

 

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